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Les vents violents et pluies torrentielles qui ont accompagné Irène il y a quelques jours ont passablement endommagés les poivrons de David Gaudreau et Chantale Maurice, propriétaires de Poivrons et compagnons, à Sainte-Scholastique. Résultat: les abonnés du Jardin des anges ne pourront goûter ces délicieux produits de chez nous cette année. La copropriétaire de l’entreprise nous explique les impacts des dégâts de la tempête.
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Jardin des anges – Avec toute la pluie tombée au printemps, vous n’aviez certainement pas besoin du passage d’Irène…
Chantale Maurice – Les problèmes ont effectivement débuté au printemps: avec les grandes quantités d’eau, il nous était impossible d’amener la machinerie dans les champs. Conséquemment, la mauvaise herbe a rapidement pris le dessus, ce qui a empêché les plants de poivrons d’être aussi bien ventilés qu’à l’habitude. Cela les a rendu plus fragiles aux maladies fongiques. Comme de fait, ils ont été attaqués par la pyrale du maïs (une larve qui s’attaque aussi aux poivrons). Nous avons dû traiter avec des bio-pesticides mais les ravages ont été importants. C’est un insecte qui fore un trou dans la plante, ce qui la rend davantage vulnérable.
Jda – Quelles ont été les conséquences concrètes du passage d’Irène?
CM – Les plants ont été fortement secoués, certains ont été cloués au sol. C’est très dommage, car ils étaient gorgés de poivrons, jusqu’à 12 par plant. On n’a pu les relever puisqu’ils étaient trop lourds. Cela a causé une série de complication, notamment une trop grande exposition à la lumière, causant parfois des coups de soleil aux légumes. L’année aurait été excellente sans cette tempête et la pluie printanière. Irène a fragilisé des plants qui étaient déjà dans une condition précaire. Disons que les éléments naturels n’étaient pas de notre côté.
Jda – Sans mauvais jeu de mots, doit-on malheureusement parler d’une année à l’eau?
CM – Nous cultivons seulement le poivron, alors oui, c’est un coup dur. Nous sommes parvenus à réchapper les verts. Étant moins mûrs, ils sont demeurés résistants aux maladies. Mais les autres couleurs, orange, rouge, jaune, etc., sont invendables. La trop grande humidité a provoqué de la pourriture à l’intérieur des légumes. De l’extérieur, ils semblent beau, mais la chair est ravagée. Le Jardin des anges est l’un de nos acheteurs et nous ne pouvons les approvisionner: c’est décevant.
Jda – J’imagine que la saison froide vous permettra de penser à des solutions pour l’an prochain…
CM – Il faut trouver des façons de contrer les insectes et de diminuer les impacts des tempêtes. C’est un réel défi pour des producteurs biologiques. Nous avions prévu que les vents, la pluie ou la grêle pouvaient nous affecter. Mais c’était notre première année à la barre de Poivrons et compagnons. Nous espérions avoir la chance du débutant. Déjà, nous envisageons la pose de filets protecteurs au-dessus de nos plants. Ça bloquerait l’accès aux pucerons et à la pyrale. Pour l’instant, nos infrastructures sont plutôt rudimentaires. Les équipements coûtent cher et il faut avoir les reins solides. Une chose est sûre, nous serons mieux préparés l’an prochain.
> La semaine prochaine: David et Chantale racontent l’histoire derrière la création de Poivrons et compagnons.
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Jérôme Plante, directeur du Jardin des anges


